25/03/2014

La maman du petit Arnaud refuse la somme de 30.000€ proposée par l'assureur de Jetair

La mère du jeune Arnaud Preud’Homme refuse la somme de 30.000 euros proposée par l’assureur de Jetair pour mettre fin amiablement à l’action civile intentée par elle devant le tribunal de 1re instance de Bruxelles, deux ans et demi après la mort de son fils en vacances en Tunisie dans un hôtel recommandé par Jetair.

Pour la mère d’Arnaud, la mort de son fils, aspiré par le système de filtration de la piscine de l’hôtel, ne se monnaie pas. "Ma cliente veut un procès de principe", confirme son avocat qui précise avoir reçu des instructions pour maintenir l’instance dirigée contre SA Compagnie européenne d’assurance des marchandises et des bagages, qui assure Jetair.

Le montant proposé de 30.000 euros est largement supérieur à l’indemnisation proposée par le Tableau indicatif 2013. Qu’importe : ce que Muriel Honorez (mère d’Arnaud) attend, c’est que la justice tranche cette question simple mais si essentielle à l’heure où les Belges réservent leurs vacances d’été : un tour opérateur dont le site et les catalogues recommandent un hôtel peut-il être rendu responsable des manquements de cet hôtel en termes de sécurité ? En citant l’assureur de Jetair, l’avocat de Mme Muriel Honorez constate que "le séjour hôtelier vendu par Jetair ne répondait de toute évidence pas aux normes les plus élémentaires de sécurité".

Arnaud, 11 ans , de Souvret, séjournait à l’hôtel Caribbean World Mahdia à Monastir, le 28 juin 2011, quand il avait été aspiré par le système déréglé de filtration d’eau, dont la grille mal fixée s’était détachée.

L’enfant s’est noyé sous les yeux de sa maman, le bras entièrement aspiré par les pompes trop puissantes. Il avait fallu dix minutes pour stopper le système, et quatre adultes pour extirper l’enfant. Le maître-nageur sauveteur de l’hôtel ne savait pas nager sous l’eau avec les yeux ouverts. Le personnel du Carribbean était incapable d’administrer les premiers secours. Pour preuve, un touriste avait dû pratiquer les gestes qui sauvent, en vain.

        

Pour comprendre la décision de la maman d’aller au procès, il faut ajouter que toutes ses démarches après le drame, entreprises pendant dix-huit mois, s’étaient heurtées à des fins de non-recevoir.

                    Retour à la page d'accueil du site : http://actualitesvoyages.skynetblogs.be  

Les commentaires sont fermés.