21/03/2014

Croisières fluviales : Bordeaux comme nouvelle tête de pont de l'oenotourisme

Sur le pont, dans les couloirs, des employés récurent, astiquent et lustrent consciencieusement. Arrivé hier dans le port de la Lune et amarré face aux Quinconces, le Viking Forseti doit être étincelant pour sa première grande sortie.

 

Ce navire flambant neuf de 135 mètres de long sur 11,45 mètres, propriété de Viking River Cruises, va balader aujourd’hui des journalistes américains sur la Garonne. Objectif : promouvoir outre-Atlantique les croisières fluviales que l’opérateur américano-norvégien propose dès cette saison au départ de Bordeaux.

Après Croisieurope, première société à s’implanter dans la capitale girondine dès 2011 avec le Princesse d’Aquitaine, et qui depuis s’est dotée d’un autre navire, le Cyrano de Bergerac, Viking River Cruises a donc choisi de miser sur la destination bordelaise. Et dans quelques jours, un troisième larron, Uniworld, dont le bateau est actuellement en cours de préparation à Bassens, s’installera à son tour sur les quais de la Garonne.



Dix navires en 2016 !


Inexistantes il y a trois ans, les croisières fluviales au départ de Bordeaux seront donc assurées dans les prochains jours par quatre navires. Et le développement de cette activité connaît une croissance exponentielle.
Selon Stéphan Delaux, l’adjoint au maire chargé du tourisme et directeur de l’Office de Tourisme de Bordeaux, trois embarcations supplémentaires devraient jeter l’ancre dans la ville l’an prochain (une de plus pour Croiseurope et Viking et une nouvelle compagnie, Transocéan). Plus fort encore, dix bateaux pourraient même être en activité à l’horizon 2016 ! « C’est vrai que cette expansion ultra-rapide est assez bluffante, concède l’élu. Au début, il y avait un certain scepticisme. Mais on a perçu rapidement que nos interlocuteurs étaient des gens sérieux et qu’ils décelaient un vrai potentiel pour cette activité. Actuellement, il y a seulement deux types de tourisme qui sont en progression : le tourisme urbain et le tourisme fluvial. A Bordeaux, nous combinons ces deux aspects et nous y ajoutons en plus l’œnotourisme.»
Pour faire face à cet afflux de navires sur les quais, deux pontons adaptés, qui accueilleront les bateaux deux par deux, vont ainsi être aménagés au niveau des Chartrons.

                       



Près de 280 croisières par an

Pour ces sociétés, le produits d’appel est évidemment le vignoble « mondialement connu » du bordelais. Le Viking Forseti, dont la première croisière est prévue le 22 mars, fera ainsi escale à Cadillac, Libourne, Bourg-sur-Gironde, Pauillac ou encore Blaye. Depuis ces étapes, des visites des plus prestigieux châteaux sont programmées. « La découverte des vignobles constitue le coeur de ces croisières, reprend Stéphan Delaux. Avec sept bateaux qui travailleront 35 à 40 semaines par an, ça représente près de 280 croisières. C’est un élément très important pour l’économie.»

                    



En moyenne, ces navires accueillent environ 150 personnes et chacune des sociétés cible une clientèle particulière. Si les passagers qu’accueille Croiseurope sont français et européens, ceux de Viking et Uniworld sont essentiellement américains, voire canadiens ou australiens. Une clientèle aisée dont les dollars sont appelés à irriguer l’économie locale.

Sur le Viking Forseti, les prestations sont « équivalentes à celles d’un quatre étoiles », selon le capitaine. Le tarif, pour une croisière de huit jours, est compris entre 2000 et 2500€.

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