17/03/2014

Thailande - Situation politique 17.03.2014 : Changement de leader pour les chemises rouges !

Les Chemises rouges, mouvement pro-gouvernemental fidèle à l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, ont changé de leader samedi, remplaçant Tida Tawornseth par Jatuporn Prompan. Ce dernier, qui figure parmi la ligne dure du mouvement et fait face à des chefs d’inculpation pour terrorisme en tant que l’un des leaders des manifestations de 2010, a déclaré dimanche qu’une "grande bataille" se profilait !

          

L’ancien député a précisé  que toute nouvelle tactique des rouges serait "pacifique".
"Il nous faut discuter de notre stratégie”, a déclaré Jatuporn dimanche. "La prochaine bataille sera grande", a-t-il ajouté, soulignant qu’il n’y aurait pas de violence et que toute nouvelle stratégie se dessinera "sans armes".
Jatuporn Prompan a pris la présidence du mouvement des Chemises rouges, samedi, après que Tida Tawornseth a cédé sa place, lors d’une manifestation de militants pro-Shinawatra à Ayutthaya, qui a rassemblé environ 10.000 personnes.
Bangkok est secouée depuis quatre mois par des manifestations exigeant la démission de la Premier ministre Yingluck Shinawatra en faveur d’un "conseil du peuple" non élu dont la mission serait de réformer le système démocratique du royaume pour mettre fin à la corruption des politiques.
Cette crise est sous-tendue par une longue bataille entre l’establishment royaliste soutenu par une partie du système judiciaire et les militaires, et la famille milliardaire de la Première ministre Yingluck, qui bénéficie de solides soutiens dans le nord et le nord-est du pays.
Yingluck fait face à des chefs d’inculpation pour négligence de la part de la commission nationale anti-corruption (NACC) qui pourraient mener à sa destitution. Son administration a des pouvoirs limités car les manifestants anti-gouvernementaux ont empêché le mois dernier les élections anticipées qu’elle avait convoquées de se dérouler normalement.
Néanmoins, malgré la situation difficile du gouvernement, Jatuporn estime que l’opposition, menée par le tribun Suthep Thaugsuban, "a peu de chances de succès".
"En 2006, ils ont eu recours au coup d’Etat militaire. En 2007 et 2008, ils ont utilisé des organisations indépendantes telles que la Cour Constitutionnelle. Maintenant, ils utilisent une révolution populaire dirigée par Suthep, mais qui n’a pas réussi", a dit Jatuporn.
Après avoir notamment bloqué des parties de l’hyper-centre de Bangkok dans ce qu’ils ont appelé "Bangkok shutdown", les leaders de l’opposition ont battu en retraite au début du mois, apparemment faute d’effectifs, en se réfugiant dans le parc Lumpini, sous la protection implicite de l’armée qui a accru son dispositif avec des dizaines de check-points dispatchés tout autour du site.
Démarrée fin octobre, cette nouvelle phase dans la crise politique thaïlandaise a été ponctuée de nombreux passages violents qui ont fait 23 morts et des centaines de blessés. La précédente, en 2010, avait fait plus de 90 morts et près de 2.000 blessés, principalement occasionnés lors d’opérations de dispersion par les forces militaires.                    

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