01/03/2014

Thailande - Situation politique 01.03.2014 : les opposants renoncent à paralyser Bangkok

   

C'est une première en quatre mois de mobilisation : les manifestants thaïlandais qui réclament la chute de leur gouvernement, ont annoncé, vendredi 28 février, qu'ils vont abandonner la plupart de leurs sites de Bangkok, tandis que la mobilisation faiblit.

Les protestataires, qui occupent plusieurs carrefours clés de la capitale depuis le lancement, à la mi-janvier, de leur opération de « paralysie » de Bangkok, vont se regrouper sur une base, au parc Lumpini, a déclaré leur leader, Suthep Thaugsuban. « Nous allons rouvrir toutes les intersections à partir de lundi, et nous aurons une seule scène à Lumpini », a-t-il précisé, notant que cette décision était destinée à faciliter la circulation.

Mais il a souligné que cela ne mettait pas un terme au combat contre le gouvernement de la première ministre, Yingluck Shinawatra. « Nous allons accélérer pour parvenir à un dénouement aussi rapidement que possible (...), dans le courant du mois de mars », a-t-il ajouté.

VINGT-TROIS MORTS DEPUIS LE DÉBUT DE LA CRISE

Des dizaines voire des centaines de milliers de manifestants avaient participé en janvier au lancement de l'opération de « paralysie », mais leur nombre s'est depuis largement réduit, atteignant seulement quelques milliers. Outre la tête de Yingluck, les protestataires réclament la fin de l'influence de son frère Thaksin, ancien premier ministre renversé par un putsch en 2006 qui vit depuis en exil.

Ils accusent le milliardaire de continuer à tirer les ficelles et d'avoir mis en place un système de corruption généralisée dans le pays. La crise, qui a donné lieu à des fusillades ou des attaques à la grenade contre les rassemblements, ainsi qu'à des affrontements violents entre police et militants, a fait depuis l'automne 23 morts et des centaines de blessés.

Les législatives du 2 février n'avaient pas réussi à apaiser les tensions. Les manifestants, qui veulent remplacer le gouvernement par un « conseil du peuple » non élu, avaient en effet largement perturbé le scrutin, et aucun résultat n'a été annoncé avant de nouveaux votes partiels.

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