19/02/2014

Thailande - Situation politique 19.02.2014 : les manifestants se rassemblent devant le QG de crise de Yingluck Shinawatra

BANGKOK - Les manifestants réclamant depuis plus de trois mois la chute de la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra ont assiégé mercredi son quartier général de crise, augmentant leur pression au lendemain d'affrontements qui ont fait cinq morts et des dizaines de blessés.

                  

La flambée de violence de mardi a mis à mal les espoirs d'un apaisement d'une crise politique qui a fait depuis l'automne 16 morts et des centaines de blessés, lors de fusillades ou d'explosions de grenades.
Mercredi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans la banlieue nord de Bangkok devant un complexe du ministère de la Défense que Yingluck a utilisé ces dernières semaines en remplacement du siège du gouvernement bloqué par les manifestants exigeant sa tête.

                                


La Première ministre ne semblait pas être à l'intérieur, et la situation, tendue, s'est calmée après des discussions entre des responsables militaires et le meneur des manifestants Suthep Thaugsuban.
Si Yingluck vient encore travailler ici, nous reviendrons tous les jours, a promis Suthep, visé par un mandat d'arrêt pour insurrection.
La figure de proue du mouvement a même suggéré de chasser Yingluck du pays. Nous la pourchasserons toute la journée jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus vivre ici, a-t-il lancé à ses partisans. La contre-attaque contre Yingluck doit s'intensifier.                       

                                 


Mardi, de violents heurts avaient éclaté lors d'une opération de la police anti-émeute pour reprendre certains sites occupés par les manifestants. Des scènes de chaos avaient suivi des explosions et des tirs dans un quartier du centre historique de Bangkok, avant un retrait des forces de l'ordre.

                                      


Cinq personnes ont été tuées, dont un policier touché par balle, et plus de 60 blessées, selon le dernier bilan du centre de secours Erawan.
Aucune nouvelle intervention des forces de l'ordre n'est prévue mercredi, a indiqué à l'AFP le chef du Conseil de sécurité nationale Paradorn Pattanatabut, assurant que l'opération de la veille n'était pas un échec pour les autorités qui ont repris le ministère de l'Energie et une partie d'un autre complexe gouvernemental.
Les manifestants, dont le nombre s'est nettement réduit ces dernières semaines, réclament, outre le départ de Yingluck, la fin de l'influence de son frère Thaksin, ancien Premier ministre renversé par un coup d'État en 2006 et accusé de tirer les ficelles depuis son exil.

   


Depuis ce putsch, la Thaïlande est engluée dans des crises politiques à répétition faisant descendre dans la rue tour à tour les ennemis et les partisans de Thaksin, personnage à la fois le plus aimé et le plus haï du royaume.
Les législatives anticipées du 2 février n'ont pas réussi à résoudre la crise actuelle.
Les manifestants, qui veulent remplacer le gouvernement par un conseil du peuple non élu, ont en effet fortement perturbé le scrutin. 
Aucun résultat n'a été annoncé en attendant deux nouvelles journées de vote fin avril, prolongeant le mandat d'un gouvernement aux pouvoirs limités et donc plus vulnérable, selon les analystes, à un nouveau coup d'État judiciaire, dans un pays où la justice a déjà chassé deux gouvernements pro-Thaksin, en 2008.
Cette intervention pourrait venir cette fois de la commission anticorruption qui a annoncé mardi la prochaine inculpation de Yingluck pour négligence en lien avec un programme d'aides aux riziculteurs. Une procédure qui pourrait conduire à sa destitution.

Conseils de prudence : mise à jour du 19 février

L’ambassade de France a mis à jour ses conseils de prudence pour les voyageurs souhaitant se rendre en Thaïlande. Les services consulaires ont également adressé un message aux Français résidents en Thaïlande leur conseillant instamment de rester à l’écart de toute manifestation et rassemblement.

1. L’état d’urgence décrété par le gouvernement thaïlandais depuis le 22 janvier est toujours en vigueur à Bangkok, ainsi que dans les provinces de Nonthaburi, de Samut Prakan (district de Bang Phli) et Pathum Thani (district de Lat Lum Kaeo). Pour l’heure, aucun couvre-feu n’est appliqué.

L’opposition continue d’organiser des manifestations, des barrages à certains carrefours du centre de la capitale et entrave l’accès à certains bâtiments administratifs.

Des affrontements ont eu lieu mardi 18 février à Bangkok entre la police et des manifestants, provoquant plusieurs morts et des dizaines de blessés.

Pour votre sécurité, il vous est instamment conseillé d’éviter toute manifestation et tout rassemblement.

Pour les touristes qui résident dans le quartier de Khao San, il vous est demandé de faire preuve de la plus grande prudence en raison de la proximité de ce quartier avec les sites des manifestations de l’avenue Ratchadamnoen (Bureaux du Premier ministre et autres bâtiments officiels).

2. Pour mémoire :

a) Les principaux points de rassemblement et de blocage dans la capitale, sont toujours les suivants (liste non exhaustive et évolutive) :

  • le quartier des bureaux du Premier ministre (Government House),
  • le quartier de Silom à l’entrée du parc Lumpini (à proximité du centre commercial Central Silom – Rama IV),
  • le carrefour de Phathumwan (centre commercial de MBK),
  • la place du monument de la Victoire (Victory Monument),
  • la place du Siam et le carrefour Ratchaprasong (Siam Square – Rama I, à proximité des centres commerciaux Siam Paragon, Central World et MBK),
  • le carrefour d’Asok (où se trouve le centre commercial Terminal 21),

b) Les transports en commun (bus, BTS et métro) et les aéroports fonctionnent. Il convient néanmoins de tenir compte de probables difficultés de circulation et donc d’anticiper tout déplacement dans la ville, notamment vers les aéroports, en se ménageant une marge confortable.

c) Afin de porter assistance aux touristes, l’administration thaïlandaise a mis en place :

  • deux numéros de téléphone (1155 et 1672) afin de répondre aux questions des touristes ;
  • des centres d’informations au stade national de Hua Mak, dans les aéroports de Bangkok (Suvarnabhumi et Don Muang), dans les principales stations du métro aérien, BTS (Siam, Phaya Thai, Ekkamai, Wongwienyai) dans la station du métro souterrain MRT Hua Lamphong ;
  • en cas d’urgence, des navettes reliant les aéroports au centre-ville de Bangkok avec des points de rassemblement au niveau des hôtels « Eastin Grand Sathorn », « Windsor Suites Sukhumvit » et « Twin Towers » ;
  • une fréquence accrue des trains reliant l’aéroport de Don Muang et le centre-ville ainsi que du métro aérien « Airport Link » reliant l’aéroport de Suvarnabhumi et le centre-ville.

d) En raison du blocage des bureaux de l’administration thaïlandaise, les bureaux de l’immigration (http://bangkok.immigration.go.th/po…) et des légalisations ont été transférés aux adresses suivantes :

Bureau de l’Immigration :

  • 1) Major Hollywood Suksawat, 1st Floor, Suksawat Road, Ratburana, Bangkok.
  • 2) Imperial World Ladprao, 5ème étage, Ladprao Road, Wang Tong Lang, Bangkok.

Bureau des légalisations :

  • 1) Central City Bangna, 5ème étage, tél. : 02 38 38 40 24
  • 2) Tesco Lotus Pinkao, 5ème étage, tél. : 02 43 30 2807

Complément d'information 19.02.2014 ( 17h00 Gmt )

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