18/02/2014

Thailande - Situation politique 18.02.2014 : Regain de violence et heurts autour du siège du gouvernement

Les agents de la police thaïlandaise aider un collègue après une explosion lors d'affrontements avec des manifestants anti-gouvernementaux près de Government House à Bangkok aujourd'hui.  Photo: Athit Perawongmetha / Reuters.

Un policier a été tué par balle à Bangkok dans de violents heurts survenus au cours d'une opération de la police pour reprendre des sites occupés par les manifestants qui réclament la chute du gouvernement. Des dizaines de personnes ont aussi été blessées.

La police anti-émeute est intervenue notamment autour du siège du gouvernement bloqué depuis des semaines par les protestataires. Des affrontements ont éclaté, près du Monument de la démocratie, site historique du mouvement.

"Un policier a été tué par balle et quatre autres blessés", dont un grièvement par une explosion, a précisé le général de police Prawut Thavornsiri. Le centre de secours Erawan a fait de son côté état d'un bilan de 44 blessés, dont certains touchés par des balles en caoutchouc.

Une centaine de manifestants ont été interpellés dans un complexe du ministère de l'Energie pour violation de l'état d'urgence en vigueur à Bangkok depuis le 22 janvier, a précisé le chef du Conseil de sécurité nationale, Paradorn Pattanatabut, notant qu'il n'y avait pas eu de "résistance" à cet endroit.


C'est la première fois depuis le début du mouvement à l'automne que les autorités arrêtent autant de manifestants, qui ont occupé ou assiégé de nombreuses administrations et ministères. Le gouvernement avait largement privilégié l'évitement entre police et manifestants pour limiter les violences qui ont fait douze morts.

Mais il a changé de stratégie vendredi et des centaines de policiers anti-émeute ont dégagé le campement autour du siège du gouvernement. Lundi, des milliers de manifestants ont à nouveau assiégé Government House, commençant à construire un mur de ciment devant les grilles. Et mardi matin, ils ont rejeté l'ultimatum d'une heure lancé par les autorités pour abandonner leur position.

"Le gouvernement ne peut plus travailler ici", a déclaré le porte-parole du mouvement, Akanat Promphan. "Le gouvernement est piégé, il n'a aucune solution, il doit démissionner".

Compléments d'informations:

Un bilan actualisé  sur un compte Twitter parle de 3 morts.

 

  1. Permalien de l'image intégrée

 

BANGKOK - La commission anticorruption thaïlandaise (NACC) a annoncé mardi qu'elle allait inculper la Première ministre, Yingluck Shinawatra, pour négligence en liaison avec un programme controversé d'aides aux riziculteurs, une procédure qui pourrait mener à sa destitution.

La commission a précisé dans un communiqué que Yingluck avait ignoré les avertissements prévenant que le programme engendrait corruption et pertes financières.

La NACC a décidé à l'unanimité de convoquer Yingluck Shinawatra (...) pour qu'elle entende les charges contre elle le 27 février.
Le programme d'aide aux riziculteurs, qui a conduit le gouvernement à acheter la céréale aux paysans jusqu'à 50% au-dessus du prix du marché, avait contribué à la large victoire de Yingluck Shinawatra aux élections de 2011.

Mais les subventions font aujourd'hui l'objet de toutes les critiques, ajoutant encore un peu plus de pression sur un gouvernement qui se débat depuis plus de trois mois avec une crise politique que les élections chaotiques du 2 février n'ont pas apaisée.
Les détracteurs du programme l'accusent d'avoir entraîné une corruption massive, porté un coup aux finances publiques, fait perdre au royaume sa place de premier exportateur mondial de riz et créé un stock d'invendus estimé à 18 millions de tonnes.
La grogne a même gagné les riziculteurs, qui réclament des arriérés de paiement de plusieurs mois.
Lundi, des centaines d'entre eux étaient entrés de force dans l'enceinte d'un complexe du ministère de la Défense dans la banlieue de Bangkok, régulièrement utilisé par Yingluck ces dernières semaines en raison du blocage de Government House par les manifestants de l'opposition.
La NACC a déjà inculpé plusieurs responsables, dont l'ancien ministre du Commerce, en lien avec ce programme.
L'annonce de la prochaine inculpation de Yingluck intervient alors que de violents heurts ont eu lieu mardi à Bangkok entre police et manifestants antigouvernement, faisant plusieurs morts, dont un policier.

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