29/12/2013

Un tweet raciste ruine sa vie .

Après un tweet très douteux, Justine Sacco, jeune Américaine partie en voyage en Afrique du Sud, devient la cible du web et perd son travail.
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Il va falloir apprendre à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de tweeter. Du moins c'est la dernière leçon apprise par Justine Sacco qui, après avoir mis en ligne 140 caractères dans un style injurieux, a vu sa vie basculer. Alors qu'elle était sur le départ pour l'Afrique, le 21 décembre dernier, cette jeune Américaine n'a pas trouvé mieux que de tweeter via son compte : « Je pars pour l'Afrique, j'espère que je vais pas attraper le SIDA... Je plaisante, je suis blanche ! ».
Une fois montée dans l'avion, c'est charmante demoiselle a coupé son portable pour les longues heures de vol. C'est à l'atterrissage, en Afrique du Sud, qu'elle découvre que la toile s'est déchainée en créant l'hastag « #HasJustineLandedYet » , ce qu'on pourrait traduire par « Est ce que Justine a déjà atterri », et qu'elle s'est fait licencier par son entreprise. Elle occupait le poste de responsable de la communication du groupe Inter ActiveCorp, côté en bourse.
L'entreprise s'est d'ailleurs empressée de s'exprimer sur le sujet : « Ce commentaire agressif ne reflète pas les valeurs de l'entreprise. Nous prenons cette question très au sérieux et nous nous séparons de l'employée en question. Il n'y a aucune excuse valable pour ce genre de propos. »
Face à ce tsunami, Justine Sacco a tenté un mea culpa : « Les mots ne peuvent pas dire à quel point je suis désolée et combien il est nécessaire que je présente mes excuses aux Sud-Africains. (...) Il y a une grave crise liée au sida dans ce pays (...). Pour avoir évoqué cette crise –qui ne fait aucune différence de race, de sexe ou d’orientation sexuelle– et les millions de personnes qui vivent avec le virus de manière insensible, je suis honteuse »

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Une jeune femme habituée des tweets douteux
Justine Sacco, qui n'a d'ailleurs plus de compte Twitter, n'en était pas à ses premiers dires pouvant susciter la polémique. Elle avait par exemple osé poster sur la toile : « Pendant que je suis assise en train de manger un bagel, j'aimerais envoyer mon amour à mes Juifs qui meurent de faim en ce moment. » ou même « Peut être que ce que je veux vraiment, c'est avoir le SIDA. » Une histoire qui remet une fois de plus en cause, la liberté d'expression totale sur les réseaux sociaux.

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