23/12/2013

La réglementation anti-bruits menace les projets d'extension de l’aéroport de Francfort .

Le troisième aéroport d’Europe derrière Londres Heathrow et Roissy Charles de Gaulle s’inquiète d’un durcissement de la réglementation anti-bruit que projette d’adopter la nouvelle coalition au pouvoir dans ce Land de Hesse.

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L’aéroport de Francfort qui a accueilli l’année dernière 58 millions de passagers ne pouvait déjà plus accueillir de vols nocturnes entre 23 heures et 5 heures du matin depuis qu’un tribunal allemand avait donné, l’année dernière, raison à des associations de riverains se plaignant des nuisances sonores. Ces règles anti-bruit pourraient encore se durcir suite à l’accord signé la semaine dernière entre l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel et les verts en vue de gouverner ensemble le Land de Hesse, où se situe l’aéroport de Francfort. Ce nouvel accord étendrait à une durée de 7 heures au lieu de 6 heures aujourd’hui l’interdiction des vols nocturnes ainsi que l’instauration d’une limite maximale de bruits.

L’extension de l’aéroport via la construction d’un troisième terminal, un projet de longue date, devrait aussi être remise en question. Le nouveau terminal devait porter la capacité d’accueil de cet aéroport à 68 millions de passagers annuels à l’horizon 2020-2021.

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Les inquiétudes se font jour dans les réactions des dirigeants de Fraport, l’opérateur de cet aéroport ou dans celles de Lufthansa.

« La compétition avec les autres plateformes aéroportuaires, de plus en plus nombreuses au Proche et Moyen-Orient, est connue de longue date et pose à nous, comme à l’ensemble de la branche aérienne en Allemagne et en Europe, des défis croissants, a déploré Stefan Schulte, dirigeant de Fraport. Rien qu’à Dubaï, le trafic va atteindre 100 millions de voyageurs d’ici 2020 selon les prévisions et le volume du fret représentera 4,1 millions de tonnes. La compagnie locale Emirates disposera prochainement de 140 avions long-courriers modernes de type A380.» Et de donner le fond de sa pensée : « Nous nous faisons des soucis pour l’avenir de l’aéroport et de ses 80 000 emplois ».

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