24/11/2013

Rome, un film à chaque coin de rue

           

 

L’image du baiser échangé entre la blonde volcanique Anita Ekberg et Marcello Mastroianni les pieds dans l’eau de la fontaine de Trevi a fait le tour du monde. Quand on vient à Rome, on veut voir le Colisée, le Vatican et ce lieu mythique où fut tournée LA scène de la Dolce Vità, chef-d’œuvre de la Nouvelle Vague. Malgré des hordes de touristes, la magie opère encore.

         


Comme Paris ou New York, elle constitue un décor à ciel ouvert fascinant. On ne l’appelle pas Cinecittà, la ville du cinéma par hasard (lire ci-dessous). Grâce au grand Federico Fellini, à William Wyler, Nanni Moretti, jusqu’à Woody Allen récemment, ses places et monuments sont connus dans le monde entier.

À Rome, le touriste cinéphile aura tout le loisir de vivre ses Vacances romaines. Louez un Vespa et sillonnez entre piazza di Venezia et Circo Maximus. Comme Audrey Hepburn et Cary Grant, vous pourrez ensuite aller faire un vœu devant la Bocca della verità en face du Trastevere. Ce quartier, si branché et si agréable le soir avec ses restaurants, est au centre de To Rome with love , l’avant-dernier Woody Allen qui, sans le vouloir, a réalisé un sacré spot promotionnel pour l’office de tourisme.

Emmené par ses têtes d’affiche comme Penelope Cruz et Alec Baldwin, le film invite au voyage et montre une cité baignée par une lumière que l’on dirait sortie d’un tableau de Raphaël. L’histoire se clôt sur la célèbre place d’Espagne, source d’inspiration incroyable pour les artistes et les musiciens durant des siècles.

Les amateurs de cinéma italien se doivent de faire un crochet jusqu’au Nuovo Sacher, via Largo Ascianghi.

                       

 

Ce vieux cinéma, repris par Nanni Moretti, fait la promotion aujourd’hui des longs métrages de l’auteur de Journal intime. Un conseil, revoyez le film avant et écoutez la bande originale signée Nicola Piovani, l’un des grands maîtres italiens de la musique de cinéma.

Dans Romanzo criminale (2005), de Michele Placido, les héros, eux, volent une voiture dans le quartier de l’Eur et plus particulièrement au Fungo Eur. Le spectateur peut même s’amuser à refaire en voiture le trajet des trois délinquants.

Rome sur grand écran doit aussi son prestige aux grands noms du cinéma italien : Roberto Rosselini, Rome ville ouverte (1945), Vittorio De Sica, Le Voleur de bicyclette (1948), Ettore Scola, Gente di Roma (2004) ou encore Pier Paolo Pasolini qui affirmait aimanté : «»


                

 

Arrivé à la gare de Termini un jour de janvier 1950, il y découvre le prolétariat de ses faubourgs miséreux – les borgate – mais aussi son langage, sa sous-culture et sa violente vitalité. Ce monde inconnu va constituer pour quelques années sa principale source de création littéraire et cinématographique et deux de ses plus grands films Mamma Roma (1962) et Accattone (1961).

Le Napolitain Paolo Sorrentino, 43 ans, réalisateur montant de la Botte, y est allé lui aussi de son hymne dans le très récent La Grande Bellezza , à voir, où son héros donne dans son appartement avec terrasse et vue sur le Colisée des fêtes somptueuses.


    

Autant que la beauté de ses fontaines et de ses collines, Rome toute entière reste la principale vedette d’un film qui dure depuis plus de 2500 ans.

Fabien Genest


Complément d'information :   

Base de données du cinéma italien depuis 1905

http://www.anica.it/archivio.htm

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