11/11/2013

France: Rythmes scolaires - les pros du ski veulent des vacances de printemps plus tôt

Les Domaines skiables de France demandent au gouvernement de revoir le calendrier des congés scolaires.
Les professionnels des pentes enneigées sont en colère. Jeudi 7 novembre, les 230 membres regroupés au sein de l’organisation des Domaines skiables de France (DSF) se sont réunis en congrès à Strasbourg. Le but ? Faire part de leur "profond ressentiment" et demander au gouvernement de modifier ses propositions de calendrier scolaire pour les périodes 2014-2015 et 2016-2017.

                              

Pour eux, le point noir de ce programme tient dans les dates des vacances de printemps. Trop tardives à leurs yeux. Plus précisément, ils déplorent, selon l’AFP, que "depuis la saison 2010-2011, les élèves travaillent plus longtemps entre Noël et les vacances d’hiver, ce qui décale les vacances de printemps, désormais placées de mi-avril à mi-mai, soit en dehors de la saison touristique".

Un cercle vicieux pour les pros du ski



En raison de ces décalages, les DSF estiment qu’en trois ans, la fréquentation des stations de montagne pendant les vacances de printemps a chuté de 70%. Une dégringolade qui pourrait, selon eux, menacer les emplois de 35 000 saisonniers sur les 120 000 actuels de la filière ski en France, et ainsi être cause de chômage. De plus, ils ont calculé "un manque à gagner de 80 à 100 millions d'euros de recettes fiscales" pour l'Etat.

Le 20 septembre, déjà, l'organisation des Domaines skiables de France avait diffusé un communiqué commun avec l’Umih, le Snav, le SNRT, le CNPA et le Seto pour demander au gouvernement et en particulier à Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, d’aborder la réforme des rythmes scolaires avant 2015. Un délai de deux ans qu'ils jugent trop long mais qui a été confirmé.

L'ensemble de la profession a pris de l'avance et semble s’accorder sur une solution : maintenir les vacances d’hiver en février et celles de printemps en avril. Cette motion a été adoptée hier, le 7 novembre, à l’unanimité par les membres de l’organisation. Reste au gouvernement à s'exprimer sur le sujet.

Gwénaëlle Fliti

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