07/10/2013

Tunisie : les islamistes s'engagent à quitter le pouvoir

Le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement tunisien s’est engagé samedi après-midi à quitter le pouvoir pour résoudre une profonde crise politique, deux ans après leur victoire aux élections ayant suivi la révolution de janvier 2011.

Le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, et les dirigeants des partis d’opposition ont paraphé une feuille de route prévoyant normalement la désignation avant la fin de la semaine prochaine d’un Premier ministre indépendant qui aura deux semaines pour former son cabinet.

 

L’équipe dirigée par Ennahda devra alors se retirer, le document signé disant que "le gouvernement donne sa démission dans un délai ne dépassant pas trois semaines" après la première séance du "dialogue nationa" inaugurée samedi pour résoudre la crise politique déclenchée par l’assassinat le 25 juillet du député Mohamed Brahmi. La date fatidique reste cependant incertaine, des responsables islamistes considérant que le compte à rebours débutera le jour où l’ensemble des forces politiques se réuniront à la table des négociations, une date encore indéterminée, et non à compter de la signature. "Le dialogue ne va pas commencer lundi, il y aura avant des réunions préparatoires et donc la date de la démission du gouvernement ne va être déterminée qu’à partir du début réel du dialogue", a dit à l’AFP un des dirigeants d’Ennahda, Abdelhamid Jlassi.

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